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<title>Mes histoires</title>
<description>Les vérités se déshabillent dans le miroir de la fiction</description>
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<lastBuildDate>Thu, 24 Dec 2009 20:41:47 +0100</lastBuildDate>
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<title>Les mots - 14</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 13:06:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;où sont tes mots ?&lt;br /&gt; qu'ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; la la la la&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je les entends&lt;br /&gt; mais si mais non&lt;br /&gt; à la croisée des ans&lt;br /&gt; crier&lt;/p&gt; &lt;p&gt;la la la la&lt;/p&gt; &lt;p&gt;en neige en nage&lt;br /&gt; faubourgs chantant&lt;br /&gt; faux bourges dansant&lt;br /&gt; ciel seul le sait&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; la la la la&lt;/p&gt; &lt;p&gt;soient yeuses leurs ailes&lt;br /&gt; si sonne la charge de l'hiver&lt;br /&gt; dans la tranchée des nuages&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; la la la la&lt;/p&gt; &lt;p&gt;alléluia des riches&lt;br /&gt; ah la la la&lt;br /&gt; hallali des pauvres&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; glossolalie - qu'ils disent&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Toilettes 2000</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/12/22/2.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les nouvelles</category>
<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 16:21:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;A sept heures, cet imbécile de réveil a sonné. Comme chaque matin, j'ai cherché refuge vers ma source de chaleur que j'intitule « Nu sous la couette - début du XXI° siècle ». Bibi, ma Bibi, gémit. C'est son éveil à elle, le retour à l'expéditrice d'une conscience mise sous pli la veille au soir, poste rêvante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma femme se lève, enfile son petit déshabillé craquant et file vers je sais quoi de sonore et impétueux. Je m'accorde encore quelques minutes à ignorer l'heure qu'il est, le temps qu'il fait, la mine que j'ai. Je parcours en sens inverse les rêves en lambeaux du matin. Autant vouloir rappeler à soi l'ascenseur qui vous passe sous le nez. Je baille de dépit et émerge à la brutale réalité d'un lit en désordre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« J'ai trente ans aujourd'hui ! »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La dépêche vient de crépiter sur l'écran de ma mémoire ressuscitée. Du coup, je me recouche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Debout, feignant !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle exagère, des fois, Bibi. Le geste prompt, imparable, elle confisque ma couverture. J'imagine l'humiliation des sardines découvertes sans pudeur sous leur couvercle métallique. Frigorifié, je déboule sur le plancher sourd à mes malédictions et bute avec hargne sur cette foutue Madame Bovary que Bibi sème partout derrière elle depuis un mois. En chemin vers les toilettes, je sens sur ma nuque l'haleine d'Oscar, l'ours blanc, et marche sur des cubes de glace. Je retourne à la paix chaude du lit. Je me rendors et rêve que je suis dans des toilettes de luxe. Des pas dans la chambre, le parfum d'un Chanel 19 des grands jours (elle n'a pas oublié !) me ramènent poings liés à la réalité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bibi nue comme un vers de Baudelaire, le doigt fricotant avec sa gencive, se demande devant l'armoire béante si le comble de la pauvreté n'est pas étalé sous ses yeux. Sous mes yeux, le comble de l'érotisme. Je rampe vers son ventre satiné et j'inhale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Rase-toi, tu vas être en retard !&lt;br /&gt; - Et après ?&lt;br /&gt; - J'ai envie de mettre ma jupe noire, mais mon chemisier est froissé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La chambre baigne dans une lumière acariâtre. Je me recouche à nouveau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Tu n'es pas bien ? Tu veux ton café au lait au lit ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je reste muet, sourd, aveugle. Au lieu de la prendre par les hanches ou le cou en amant sensé, ce sentimental de Cyril voudrait puiser dans le regard de sa femme l'éclat d'un amour brillant comme un Louis d'or sur un drap terni. Face à sa grimace, mon désir s'envole. Je m'enferme dans la salle de bains...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Je t'ai coupé deux tranches, ça te suffit ?&lt;br /&gt; - Ouais ! C'est du seigle, ton pain ?&lt;br /&gt; - Non, du complet !&lt;br /&gt; - Dommage, je préfère le seigle, tu le sais.&lt;br /&gt; - Je sais.&lt;br /&gt; - J'aurais pu penser qu'un jour comme aujourd'hui...&lt;br /&gt; - C'est triste, chiant et con la vie à deux, tu ne trouves pas ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parachuté dans un métro bondé, un cannibale deviendrait végétarien. En sortant de la station, j'ai maculé mes bas de pantalon dans une flaque de boue. J'ai envie de botter le cul à la terre entière et me contente du pigeon de service qui traînait dans mes pas-rage. J'inonde la hall d'entrée de ma société sous les regards chattemites du rat, de la boulotte et du petit lapin (le délégué, la standardiste et la petite secrétaire intérimaire) qui commentaient je ne sais quelle ânerie vue à la télé la veille au soir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Bon anniversaire M. Ampoux !&lt;br /&gt; - B'jour !&lt;br /&gt; - Vous payez le pot à midi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je file vers l'ascenseur en les gratifiant d'un geste de la main qui signifie aussi bien « on verra ça » que « allez-vous faire boire », langage équivoque que je manie fort bien avec le petit personnel. En ouvrant la porte de mon bureau, je me trouve nez à nez, au sens propre du terme, avec Stéphanie. Enfin du soleil !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Je vous invite à déjeuner, c'est mon anniversaire.&lt;br /&gt; - Avec plaisir !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma secrétaire s'efface d'un joli coup d'éponge. Je fais le tour de mon bureau et j'enfourche mon siège à l'envers, comme chaque matin. Je note sur mon bloc-notes : « Comment distinguer une fille légère d'une fille sérieuse ? » Pour faire rire Stéphanie au moment opportun. J'aime la peine qu'elle me donne à l'amener progressivement dans mes bras. C'est une nature enjouée qui ne fait la tête qu'une fois pas mois quand elle constate qu'on lui a encore sucré ses heures supplémentaires. Un jour, je lui ai dit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Cessez de faire grise mine ou je vous range avec mes vieux crayons à papier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon humour contre mauvaise humeur ! Depuis cet épisode, il me paraît possible d'en faire ma maîtresse. Elle n'est pas vraiment top de visage, mais elle a de jolies jambes, et j'imagine sous ses jupes un cul en cœur comme je les aime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur mon bureau une pile impressionnante de dossiers urgents détourne mes pensées de la bagatelle. Manquant encore de courage, je saisis le téléphone :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Que diriez-vous de m'apporter une bonne tasse de café ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le temps qu'il faut pour la préparer en musant un peu et voilà Stéphanie la tasse odoriférante à la main, le sucre posé comme j'y tiens, au creux de la cuiller. Je remarque les yeux rougis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Ça va Stéphanie ?&lt;br /&gt; - Oui-oui, susurre-t-elle en s'enfuyant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je déguste deux ou trois petites gorgées goûteuses et rappelle ma secrétaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Stéphanie, vous savez que vous pouvez tout me dire.&lt;br /&gt; - Vous aussi Monsieur Ampoux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette fille est désarmante. Je la ferre comme un poisson, elle se cabre comme un cheval.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Si je peux faire quelque chose pour vous... Je vois bien que ça ne tourne pas rond dans votre petite tête.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'elle ait assez de cran pour me réclamer ses heures supplémentaires du mois dernier et je fais mon possible pour qu'elle les obtienne !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Je voudrais vous demander ma demi-journée. Je..&lt;br /&gt; - Pas de problème ! Et gardez vos explications confuses pour votre confesseur. Je m'arrangerai pour que cette absence ne vous soit pas décomptée. Mais n'oubliez pas mon invitation à déjeuner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donnant-donnant, c'est la loi du milieu. Elle s'esquive avec un grand sourire. Je m'attelle au travail en sifflant une Marseillaise enjouée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un appel impérieux de Bridge me précipite un étage plus haut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Terminé le litige avec la Cie des Os ?&lt;br /&gt; - Oui. A notre avantage. Je fais monter le dossier ?&lt;br /&gt; - Inutile, dites-moi plutôt comment vous avez fait pour nous mettre dans la merde avec Miam-Miam.&lt;br /&gt; - Vous savez bien qu'ils ont modifié le contrat au dernier moment. J'avais déjà passé commande avec..&lt;br /&gt; - Je ne vous parle pas du passé, je vous parle du présent. Ils n'ont reçu qu'un tiers du matériel à cette date. Je viens d'avoir Schumacher, il est furieux !&lt;br /&gt; - Avec la période des fêtes, on ne peut pas faire des miracles. Et les grèves n'ont rien arrangé. Mais je vais relancer les fournisseurs. C'est surtout Lakasse-Bonmarche qui nous pose des problèmes. J'ai pu obtenir 25%...&lt;br /&gt; - Ce qui nous fera une belle prothèse si cet enfoiré de Schumacher dénonce le contrat ! Parce que derrière Miam-Miam, c'est toute la biscuiterie canine qu'on devrait pouvoir se mettre sous la dent. Ne l'oubliez pas Ampoux !&lt;br /&gt; - Je ferai le nécessaire M. Bridge, comptez sur moi.&lt;br /&gt; - J'y compte ! A propos, ça va, votre femme ?&lt;br /&gt; - Un peu dépressive en ce moment.&lt;br /&gt; - Bah ! Qu'attendez-vous pour lui faire un gosse ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toilettes 2000, mon univers professionnel !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsqu'il y a cinq ans, j'ai répondu à une annonce, j'avais été attiré par une phrase singulière : « Chez nous, qui va à la chasse garde sa place ! »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma société livre clé en mains des toilettes dissuasives pour entreprises soucieuses du rendement maximum. Vaste marché, malgré l'hostilité des syndicats. Tout y est conçu pour décourager l'usager d'y rester plus longtemps qu'il ne faut pour se soulager. Il va sans dire que je préférerais équiper des toilettes de luxe, mais mon travail me procure une certaine satisfaction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai réglé l'affaire Miam-Miam en deux coups de cuiller à pot. Schumacher a peut-être une grande gueule, mais je lui ai fait avaler la couleuvre. Il baisse Bridge. Le bougre prépare sa retraite à Nice, où il se fait construire un petit manoir avec un musée des chiottes en sous-sol. Ça intéresse M6 qui va envoyer une équipe sur place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Stéphanie est réapparue à midi poil. La déception sentimentale qui lui rougit les yeux est de bon augure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Stéphanie, réservez deux couverts au Galand-Dîne.&lt;br /&gt; - Au Galand-Dîne ?&lt;br /&gt; - Oui, vous avez bien entendu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Emmener une femme au Galand-Dîne, c'est lui vouloir du bien. Dans un décor creusé d'alcôves discrètes, on mange des plats à vous rendre le palais fou. Ce n'est pas donné, mais les cadres de Toilettes 2000 bénéficient d'un régime de faveur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Ça vous plaît Stéphanie !&lt;br /&gt; - Quand vous m'avez demandé de réserver ici, je vous avoue que j'ai eu un petit peu peur. Mais je reconnais que, dans le genre ringard, c'est plutôt drôle.&lt;br /&gt; - Vous avez choisi ? L'aiguillette de Saint-Pierre est délicieuse.&lt;br /&gt; - Ce petit foie gras poêlé me suffira. Vous êtes déjà venu avec votre femme ?&lt;br /&gt; - Laissez ma femme à ses régimes, voulez-vous. Et régalez-vous !&lt;br /&gt; - A vos trente ans, alors !&lt;br /&gt; - Tchin !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son cou palpite par-dessus la caresse intime de l'alcool qui lui empourpre les joues. Pour la première fois je remarque que son oreille gauche est plus basse que l'autre. Elle devrait enlever un chaînon à l'une de ses boucles d'oreille. Penser à le lui dire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Vous me trouvez jolie, monsieur Ampoux ?&lt;br /&gt; - Je vous en prie, pas de monsieur Ampoux ici.&lt;br /&gt; - Vous n'avez pas répondu à ma question.&lt;br /&gt; - Seriez-vous là autrement ?&lt;br /&gt; - Moi, je sais que je suis moche en ce moment. Ça vous fait quoi vos trente ans ?&lt;br /&gt; - Bizarre... Imaginez que je sois à la moitié de ma vie, ou aux deux tiers...&lt;br /&gt; - Ça changerait quelque chose à votre façon de vivre si vous le saviez ?&lt;br /&gt; - Je me consacrerais beaucoup plus aux jolies femmes comme vous.&lt;br /&gt; - Soyez sérieux une seconde.&lt;br /&gt; - Mais je le suis. Vous verrez quand vous aurez mon âge !&lt;br /&gt; - J'ai trente-trois ans, dit-elle en dépliant sa serviette.&lt;br /&gt; - A vos vingt ans, alors ! Vous paraissez si jeune.&lt;br /&gt; - Vous avez l'air de croire que la vieillesse commence avec la trentaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est urgent de changer de sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Vous avez de la chance d'habiter si près de Toilettes 2000.&lt;br /&gt; - Vous trouvez ? Je cherche à déménager. Mon appartement est trop petit. Et j'ai sans cesse des ennuis avec ma chaudière. L'eau est un coup trop chaude, un coup trop froide.&lt;br /&gt; - Classique ! Je m'y connais en chaudières. Ce doit être la pression. Je ferai un petit saut chez vous en fin d'après-midi pour régler ça.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je note un léger tremblement dans le croûton de pain méthodiquement évidé par ses petits doigts fureteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Ne vous dérangez pas, j'appellerai l'installateur.&lt;br /&gt; - Qui vous coûtera la peau de fesses. Non, non, fiez-vous à mon savoir-faire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La commande se fait attendre, je place ma blague :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Savez-vous comment distinguer une fille sérieuse d'une fille, disons, légère ?&lt;br /&gt; Le serveur nous interrompt. Le foie gras poêlé est modeste, et l'escalope de loup embaume le basilic. Nous plongeons dans nos assiettes pour entretenir le désir...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre la poire et le fromage, je me sens assez d'audace pour imaginer nos corps étroitement mêlés. Et si, maintenant, je pose ma main sur la sienne, que va-t-elle faire ? Tressaillir ? Oui ! La retirer ? Non ! Premier obstacle levé, Cyril, tu es génial. Je la sens crispée, sa main, hésitante, et puis tout à coup amorphe, comme si la vie l'avait quittée. La moiteur du contact prolongé redonne du mouvement au morceau de chair, et la main de ma secrétaire aux ongles inégaux (le clavier est cruel) se dégage pour aller gratter sur sa tête une démangeaison qui existe certainement plus bas. A pas de crabe je me replie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Excusez-moi, dit-elle en se levant, sac en main.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je la regarde, étonné, inquiet, se diriger vers les toilettes. Temps mort pendant lequel, tout en rassemblant ses boulettes de mie, j'envisage plusieurs comportements possibles. Pourquoi tarde-t-elle à revenir ? Je suppose qu'un accès de chagrin l'a repris. Il ne faut pas la brusquer, mais, à trop attendre, je risque de la laisser filer. La revoici, les yeux gonflés comme des poches pleines. Mon vieux Cyril, en piste !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Stéphanie..&lt;br /&gt; - Je vais vous avouer un secret : je porte des lentilles depuis ce matin.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Vers les 4 heures d'un après-midi chargé, j'ai besoin de souffler. J'ai trente ans ! Bilan du déjeuner : 95 euros et quelque espoir. Stéphanie n'a pas réagi quand je lui ai mis, comme par inadvertance, la main sur la croupe. Elle a très bien saisi ce que j'attends d'elle. Elle n'est pas bête, cette petite, et si elle sait se montrer à la fois docile et imaginative, je ferai en sorte qu'elle touche ses heures supplémentaires. Bridge n'en fera pas une crise cardiaque. Je termine la xième tasse de café de la journée. Bibi a raison, j'en bois trop. Quelque chose me tracasse depuis ce matin sans que j'arrive à mettre le doigt dessus. Un coup de téléphone important à donner ? Mon carnet de rendez-vous ne signale rien de particulier. Je relis sur le bloc-notes la différence entre la fille sérieuse et la fille légère. Je n'ai pas pu la placer. J'arrache la feuille, ce n'est pas cela qui me préoccupe. Quoi donc ? M'étais-je promis de faire le bilan de mes trente ans ? Non. Une seule question m'intéresse : ma situation actuelle est-elle enviable ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Du siège que j'occupe à Toilettes 2000, tout a été dit sauf que Bridge me verse sous le manteau un complément substantiel qui arrange tout le monde. La place est stable, et une montée en grade n'est pas exclue.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Bibi ? C'est une goyave fraîche dans un verre de rhum. Bibi, c'est le plus grand cadeau que la vie m'ait faite. Je l'ai connue dans le métro. On était assis en face l'un de l'autre, et on n'arrêtait pas de se regarder. On descendait à la même station... qu'on a loupée tous les deux. On a fait toute la ligne en attendant que l'autre se lève pour lui emboîter le pas. Quelle rigolade ! Je crois bien qu'on n'a jamais autant ri depuis. Bridge a vu juste, elle est en mal d'enfant. Si nous ne pouvons pas en avoir - et Dieu sait qu'on essaye ! - je lui offrirai un petit chat ou un gros chien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Ce bilan express me revigore. Je suis bel et bien enviable ! Mon téléphone me rappelle où je suis. Bridge me demande si j'ai donné mon feu vert pour régler le chèque à Lakasse-Bonmarche. Je lui ai déjà dit oui la semaine dernière. « C'est con ! Maintenant qu'ils l'ont, il vont ralentir la cadence. » Peu m'importe ! J'ai hâte de rentrer. Un élan de tendresse me pousse à t'appeler, Bibi. Deux fois je refais le numéro sans réponse. Tu ne travailles que le matin, et les après-midi sont à toi. Tu prépares notre soirée. L'année dernière, j'avais trouvé en rentrant un mot laconique. Tu m'exhortais à ne pas m'inquiéter, à manger ce qui étais dans le frigo, tu rentrerais tardivement. J'avais passé les premières heures de la soirée devant la télé avec un plateau repas. Je goûtai peu ce contretemps. A dix heures on sonne. Deux mains, les tiennes, me tendent un superbe gâteau nappé de pâte d'amande rose et rehaussé de 29 bougies qui tordaient leurs flammes hilares dans le courant d'air. A ta suite, Eric et Sylviane, Francis, Babeth et Pierre, Pomme et Noisette.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;C'est ce que j'appelle le grand art des rachats in extremis. Que me prépares-tu ce soir ? J'ai idée que cette fois, la surprise viendra de moi, ira en toi, au creux de la nuit, au creux de ton ventre. Et ce sera un garçon !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Déjà 5 heures ! Je boucle ce dossier et file chez Stéphanie pour le plaisir de l'acte gratuit. C'est un beau jour, trente ans !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Stéphanie n'aura plus d'ennui avec sa chaudière. Il suffisait de tourner une manette pour rétablir la pression. Paix à son corps dégoulinant d'eaux tièdes qui n'étancheront jamais ma soif...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;- Stéphanie, montre-moi ta chambre.&lt;br /&gt; - Impossible, Bernard se repose.&lt;br /&gt; - Qui est Bernard ? Un type de chez Darty ?&lt;br /&gt; - Mon fiancé.&lt;br /&gt; - Je croyais l'espèce en voie d'extinction.&lt;br /&gt; - Bernard souffre précisément d'une extinction de voix. Il s'excuse de ne pouvoir vous saluer.&lt;br /&gt; - Je comprends. Adieu Stéphanie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;... Je ne saurai pas si sa langue est excitante comme des aiguilles de pin ou aussi cajoleuse et enrobante qu'une coulée de miel chaud. Tant pis pour ses heures sup ! Et merde ! Bibi seule compte, ce soir !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Ma femme m'accueille avec la réserve grave d'un maître de cérémonie. Je tiens un bouquet de roses derrière mon dos, façon amoureux empêtré. Courant d'air, la porte claque, décapite les sept têtes rouge sang. Bibi ramasse. Je prends une douche. Je la retrouve dans la salle à manger assise comme Bouddha, enveloppée dans le sari jaune que j'aime modérément. On mange par terre, bon ! J'adopte la position romaine qui ne convient guère au poulet makhanwalla, mais tant pis ! Je suis gai, je deviens un peu ivre. La soirée s'étire vers le salon. J'ai perdu la notion du temps. Nous échangeons des calembredaines pour attiser le plaisir qui va réclamer son dû.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;- Tiens ! Connais-tu la différence entre une femme sérieuse, toi Bibi, et une petite salope, ma secrétaire, par exemple, et qui.. et qui..&lt;br /&gt; - Ne hurle donc pas comme ça. Je la connais, tu me l'as sortie la semaine dernière.&lt;br /&gt; - Qu'est-ce que tu as ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Bibi a porté la main à son front.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;- Je suis fatiguée. Attends ici, je vais à la cuisine.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Elle se lève avec effort. A mon tour je porte la main à mon front. Le sous-marin fantôme immergé dans ma tête toute la journée vient de faire surface : « C'est triste la vie à deux ! » Bibi dixit ce matin. Je comprends tout !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Je me fais l'effet d'un kleenex lancé mollement dans le vide. Dans ma chute, tes accès de mauvaise humeur et de fatigue, tes caprices subits et la surprise de ce soir me deviennent aussi transparents que l'air qui m'aspire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Tu es revenue, les bras officiant sous le gâteau d'anniversaire...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;- Eteins la lumière !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Tu m'es revenue, le visage agitée par les ombres de mes trente années...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;- Joyeux anniversaire.. ai-je commencé à chanter à ta place.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Tu n'as pas suivi, émue, fourbue, alors je suis venu à toi, tu tremblais, ivre d'amour j'ai crié :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;- Tu es enceinte, j'ai deviné !&lt;br /&gt; - Souffle ! Souffle ! me souffles-tu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Lorsque la nuit a absorbé d'un coup mes trente ans, une voix sucre glacé m'annonce :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;- Cyril, je vais te quitter.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Costume posthume</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les insolites</category>
<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 00:14:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Dans la grande forêt de Birnam, un chêne se plaignait du grand âge tandis que deux haches le saignaient aux racines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Je croyais, on m'avait dit, qu'en vieillissant mon feuillage blanchirait sagement, et que sur lui glisserait un jour la plume de l'immortalité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Chenu, je le suis, pour avoir perdu ma cime, mais pourquoi n'ai-je l'ombre d'une feuille blanche où poursuivre en écriture mon éternité ? »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et lorsque sous ses genoux lassés, les derniers coups achevèrent de le tuer, il écroula sa masse en s'écriant...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Qu'a-t-il dit, demanda l'apprenti bûcheron à son maître ?&lt;br /&gt; - « J'expire », j'imagine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 13</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/12/20/les-mots-13.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 11:54:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;13 disparu&lt;br /&gt; entre 12 et 14&lt;br /&gt; l'ascenseur balance dans le vide&lt;br /&gt; des étages new-yorkais&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; où superstition devient tour de magie&lt;br /&gt; tes mots feront-ils de vieux os ?&lt;br /&gt; - qu'ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; habitant d'une tour d'ivoire&lt;br /&gt; je numérote mes abattis&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; oui je suis treize en colère&lt;br /&gt; qu'on bâtisse sous ma fenêtre&lt;br /&gt; une tour de Babel&lt;br /&gt; à brûler mon ennui&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La grenouille et le bœuf</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les actualités</category>
<category>Les brèves réflexions</category>
<pubDate>Sat, 19 Dec 2009 15:32:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Le président Sarkozy déclarait récemment vouloir affecter une partie du grand emprunt à l'ensei- gnement supérieur afin que nous ayons « les meilleures universités du monde ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pourquoi les « meilleures » ? D'« excellentes » universités, n'est-ce pas assez ? Vouloir sans cesse faire mieux, se dépasser, sur le plan individuel, collectif, institutionnel, je n'ai rien contre, bien au contraire. Il est toujours possible de mieux faire. Mais tant qu'on prétendra vouloir être le plus grand, c'est-à-dire plus grand que les autres, on alimentera le chauvinisme national, toujours stupide et rétrograde, et par voie de conséquence l'agressivité et la méfiance entre les peuples.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Est-ce votre petite taille, M. Sarkozy, qui vous pousse à vouloir chausser les bottes du géant ? Ou bien tirez-vous encore et toujours la même ficelle bien usée qui consiste à flatter ce qu'il y a de plus bas chez l'électeur ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 12</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/12/18/les-mots-12.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 08:33:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;ils disent : la première femme&lt;br /&gt; cash de l’humanité&lt;br /&gt; a ouvert la boîte de tous les mots&lt;br /&gt; trash de l’inanité&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ils disent encore :&lt;br /&gt; la fonte accélérée des caractères&lt;br /&gt; la pollution foutraque de l’écriture&lt;br /&gt; ont mis patraque l’Iliade&lt;br /&gt; et la dictée&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; eh ! toi&lt;br /&gt; vers quels champs penches-tu ?&lt;br /&gt; - qu’ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pandore est ma copine&lt;br /&gt; elle m’adore et tapine&lt;br /&gt; Pandore aime la rapine&lt;br /&gt; elle m’a doré la pine&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Short</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/12/17/lo.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les grandes questions</category>
<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 13:59:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;qu’est-ce qu’un short ?&lt;br /&gt; une graine de pantalon&lt;br /&gt; qui a manqué d’eau&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ***&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; qu’est-ce qu’un plagiaire ?&lt;br /&gt; un type qui vole des mots aux riches&lt;br /&gt; pour les donner aux pauvres&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ***&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; qu’est-ce que la condition humaine ?&lt;br /&gt; un verre à moitié bides&lt;br /&gt; un verre à moitié plaintes&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 11</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/12/16/les-mots-11.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 19:13:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;tes doigts sentent la rose brûlée&lt;br /&gt; - qu’ils médisent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; a-t-il parfumé sa messe&lt;br /&gt; à l’eau de voilette ?&lt;br /&gt; - qu’ils se disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; qu’écrire qu’ils ne chassent déjà ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; si j’étais né en faon&lt;br /&gt; ma mère eut été bitch&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; et mes mémos auraient l’accent&lt;br /&gt; d’une simple ici citée :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « tout n’est que vent-nu-pieds »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; or je suis la peine d’une portée sans penne&lt;br /&gt; non sa plume en or&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; tant pis si ma prose pue&lt;br /&gt; d’épier la misère&lt;br /&gt; amen&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Histoire de totaux</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les temps morts</category>
<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 17:21:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;La maîtresse demande à l'élève :&lt;br /&gt; Combien d'habitants y a-t-il en France ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'élève réfléchit, comme s'il comptait dans sa tête, puis :&lt;br /&gt; 95 0000 !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La maîtresse affligée :&lt;br /&gt; Mais non, nous sommes plus de 60 millions, voyons !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'élève dégoûté :&lt;br /&gt; Fallait le dire que vous comptiez en Francs. Moi, j'ai compté en Euros.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 10</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 13:52:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;eros rehausse&lt;br /&gt; y choiras-tu ?&lt;br /&gt; - qu'ils disent&lt;br /&gt; et me jettent un mouchoir&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; leur humeur est taquine&lt;br /&gt; mais leur esprit tarquin&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; les mots pour le dire&lt;br /&gt; loin des chairs pour l'affaire&lt;br /&gt; court-circuitent les fragiles exagérations&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; aura-t-on assez peu de sang&lt;br /&gt; pour éviter une invitation à léviter ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;j'aimerais quantifier le défi&lt;br /&gt; par beaux coups de cuillère à pot&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; harnacher mon écuyère sans sabots&lt;br /&gt; en son ambulant cirque lunaire&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; lui conter des histoires à rallonge&lt;br /&gt; dans les langues vernaculaires&lt;br /&gt; de la paille, du foin et du son&lt;/p&gt; &lt;p&gt;bai...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ô cul ridicule&lt;br /&gt; - qu'ils disent&lt;br /&gt; et ramassent leur mouchoir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 9</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 10:31:14 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;disent rien&lt;br /&gt; réfugiés dans l'antiphrase&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; pendant ce temps-là...&lt;br /&gt; la mémoire vaque et moire le noir&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; une noyée décortiquée&lt;br /&gt; flotte à la surface de ses os&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « mes souvenirs pour un foyer ! »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; comment héberger&lt;br /&gt; ramener sur la berge&lt;br /&gt; l'enfance annulée ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;touche froide qui ne se dose&lt;br /&gt; autrement que crûment&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; danse-musique&lt;br /&gt; gymnopédies ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Typhaine mourrant&lt;br /&gt; sous l'œil bien fielant&lt;br /&gt; de sa maman&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 8</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/12/09/les-mots-8.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 23:03:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;tais-toi : écris&lt;br /&gt; qu'ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; conjugue, subjugue&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; il y a gros à parier&lt;br /&gt; qu'il y a fort à faire&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; non ? - qu'ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; j'asperge de mots un vieux silence&lt;br /&gt; et flambe une vie entière&lt;br /&gt; d'une seule mouture de plume&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; dommage :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; n'eût-elle été si sec&lt;br /&gt; j'y aurais planté quelques sous&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; hommage :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; trop bavard de mes larmes&lt;br /&gt; pour ne pas pleurer tout mon soûl&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 7</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/12/08/les-mots-7.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 13:26:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;rienjours&lt;br /&gt; imbeaucoup&lt;br /&gt; bécile&lt;/p&gt; &lt;p&gt;et &lt;i&gt;tutti quanti&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; demandent asile&lt;/p&gt; &lt;p&gt;qui les fourmillera de papiers ?&lt;br /&gt; - distillent-ils&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; à la gare d'austère liste&lt;br /&gt; un cordon bleu filature&lt;br /&gt; immobilise un train en-ti-er&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; des mots clandestins&lt;br /&gt; ont pris l'escampette&lt;br /&gt; Allah barbe de l'appeau lisse&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; je leur offre l'asile&lt;br /&gt; d'un texte sans destin&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 6</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/12/02/les-mots-6.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 15:08:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;si la rage du chien&lt;br /&gt; se niche dans la main qui tient&lt;br /&gt; l'écriture mord la poussière&lt;br /&gt; - qu'ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; la race des verbes dangereux&lt;br /&gt; serait née de l'aube hésitée de la chair&lt;br /&gt; - qu'ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; la trace est la crasse du dire&lt;br /&gt; son opaque cité&lt;br /&gt; qu'en dis-tu ? qu'ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; j'estropie d'un élan maniéré&lt;br /&gt; le commun des mots tels&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; je tire de ma boîte à ouate&lt;br /&gt; une danse heureuse&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; si peu m'en faut&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La mauvaise passe</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/11/30/248ed3a9e233a33adaa7b3e6435feaa1.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les actualités</category>
<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 11:52:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;En quelques jours Roselyne Bachelot a convaincu un grand nombre de Français de l'urgence à se faire vacciner. Eux qui semblaient si indifférents, voire hostiles à toute idée de se faire inoculer un vaccin fabriqué à la hâte, dont on ne connaissait pas trop les effets secondaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quel est donc le remède miracle de Mme Bachelot ? La peur ! Et ça marche ! Il a suffi qu'elle monte au créneau, appuyé par quelques médecins et la bienveillance des médias toujours en quête d'audimat, et hop ! c'est la trouille au ventre que les Français se plaignent à présent de la longueur des fils d'attente et du manque d'organisation dans les centres de vaccination.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais à trop vouloir ouvrir le parapluie, la ministre de la Santé joue les apprenties sorcières. Et joue surtout avec notre santé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il y a urgence à se faire vacciner parce que l'on dénombre en France entre 70 et 80 décès dus directement ou indirectement à la grippe A(H1N1), qu'attend le gouvernement pour faire fabriquer un vaccin anti-hommes à inoculer de toute urgence aux femmes, puisqu'une d'entre elles meurt tous les 2 jours ½ pour cause de violence masculine ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutes les 6 secondes un enfant meurt de la faim dans le monde - soit 14 000 par jour. Qu'attend-on, là encore, pour vacciner d'urgence les gouvernements des pays industrialisés contre l'égoïsme, l'indifférence et le cynisme ? et les gouvernements des pays directement concernés, contre l'incompétence et la corruption ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi cette mobilisation gouvernementale pour le moins sélective ? On l'a assez dit : d'une part nos dirigeants ont été échaudés par l'affaire du sang contaminé puis celle de la canicule de 2003 qui a coûté la mort à 15 000 personnes, principalement âgées ; et d'autre part, ils ont cédé un peu vite à la pression des laboratoires pharmaceutiques - rappelons que Roselyne Bachelot, avant de faire de la politique, a travaillé pour un laboratoire et qu'elle a été elle-même pharmacienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La peur, à petite dose, peut être bonne conseillère. Mais à dose d'éléphant, elle produit l'effet inverse de celui recherché. Les médecins et les psys savent depuis longtemps qu'elle peut être un facteur aggravant et même déclencheur de maladie ! Au début du siècle dernier, on avait fait croire à un homme qu'il occupait un lit dans lequel était mort un malade atteint du choléra. Aussitôt il manifesta les symptômes de cette maladie et en mourut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut véritablement parler de contagion mentale, la peur étant l'agent de cette contagion. Il ne serait donc pas étonnant que le nombre de cas de personnes atteintes de la grippe A(H1N1) augmente dans des proportions démesurées du fait de la panique semée dans l'opinion publique grâce à madame Bachelot et consort. Que constate-t-on déjà ? Depuis que cette peur a été répandue à dessein, il y a une dizaine de jours, le pourcentage de décès dus à cette maladie a augmenté dans une proportion importante. La coïncidence est étonnante, non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'existe pas encore de vaccin contre la peur, mais la raison peut aider à la combattre. Comprendre les enjeux derrière les mots et les attitudes, décrypter les comportements est plus que jamais indispensable. N'est-il pas clair, ici, que le gouvernement s'est trouvé devant une double peur : d'abord la peur d'être accusé de n'avoir rien fait, devant la menace d'une dangereuse pandémie, puis la peur d'être accusé d'avoir trop fait, en se retrouvant avec des millions de vaccins sur les bras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a alors sciemment choisi de se débarrasser de ses peurs en nous faisant peur. Comme on refile un ballon dans une mauvaise passe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le Besson à remonter le temps</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/11/28/45fc9bf61613be18f8debffe297a7ac2.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les brèves réflexions</category>
<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 09:26:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;En juin 84, le Front national faisait 10% aux élections européennes. En décembre de la même année, SOS Racisme popularisait le badge &quot;Touche pas à mon pote&quot; et militait contre le délit de faciès. 25 ans plus tard, Eric Besson, membre du gouvernement, lance un vaste débat national sur le thème : &quot;Touche pas à mon identité française&quot;. Le Pen aurait-il accédé au pouvoir ? J'ai dû rater une marche, non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonus :&amp;nbsp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lajourneesansimmigres.org/fr/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; &lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 5</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/11/27/les-mots-5.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 17:27:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;de l'autobiographique ?&lt;br /&gt; - qu'ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; entre &lt;i&gt;m&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;t&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; le corps du m&lt;b&gt;o&lt;/b&gt;t est un cercle de feu&lt;br /&gt; par où brûler le tremblé de tes aveux&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ici si j'émettais un son&lt;br /&gt; cela se sucerait&lt;br /&gt; comme un bonbon&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; public aux formes imaginaires&lt;br /&gt; je mendie ton départ&lt;br /&gt; dans ma paume de gredin rien ne poindra&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; le sel de la mise à nu, pudique&lt;br /&gt; retient l'eau de mes confessions&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; tendre l'ajout pour se faire pâtre ?&lt;br /&gt; je retourne à mes moutons&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - bah ! va ! qu'ils disent&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
</description>
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<guid isPermaLink="true">http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/11/26/les-mots-4.html</guid>
<title>Les mots - 4</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/11/26/les-mots-4.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 21:30:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;la page&lt;br /&gt; est le cercueil froissé&lt;br /&gt; des écritures pressées&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; sublime ta lenteur&lt;br /&gt; sous l'élytre de l'escarbot&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - qu'ils disent et redisent&lt;br /&gt; sans risquer le ton&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; figée dans le blanc&lt;br /&gt; commune marque déposée&lt;br /&gt; ma plume est une épée&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; qui se refuse&lt;br /&gt; à faire couler le sang&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 3</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 22:37:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;ne noie pas dans ta louche&lt;br /&gt; le mot qui fera souche&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; traite-le en intrus&lt;br /&gt; il ne t'appartient plus&lt;br /&gt; - qu'ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; à lui la quarantaine&lt;br /&gt; du grain de beauté en plein désert&lt;br /&gt; d'ailleurs la caravane opportuniste&lt;br /&gt; viendra le désensabler&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; débrouille-toi avec ça&lt;br /&gt; - qu'ils disent&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; c'est dit donc&lt;br /&gt; je sablerai le champagne&lt;br /&gt; avec le roi des impossibles&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 2</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 15:06:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;sang chaud sang-froid les mots&lt;br /&gt; qu'ils disent&lt;br /&gt; ne sont jamais : tiède&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; amuse-gueule sans majuscules&lt;br /&gt; nous reviendrons dans une heure&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; devant le miroir&lt;br /&gt; je me sers un regard&lt;br /&gt; l'ouistiti dans la glace&lt;br /&gt; m'imite&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; un glaçon dans mon glass&lt;br /&gt; sonne son glas&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; voilà du whisky qui&lt;br /&gt; brûle la forge&lt;br /&gt; écrit le singe*&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; * animal qui lit mal&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; as-tu fini ? qu'ils disent&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les mots - 1</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/11/23/balbutiements.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les mots</category>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 14:29:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;prends garde&lt;br /&gt; où vont les mots - qu'ils disent&lt;br /&gt; pas de Fleurs à Cimetière&lt;br /&gt; tu vois ce qu'on veut dire ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; je prends, je pose, je colle&lt;br /&gt; Eléphant sur Porcelaine&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; attends - qu'ils disent&lt;br /&gt; Ailé Faon sur Porcelet&lt;br /&gt; est déjà plus léger&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; je tâtonne, cherche&lt;br /&gt; des accords improbables&lt;br /&gt; en lieux disponibles&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; et place un mot à l'envers&lt;br /&gt; comme une carte retournée&lt;br /&gt; puis par-dessus Pardessus&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; c'est quoi par-dessous ? qu'ils disent&lt;br /&gt; c'est Froid, je dis&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>D'un blog à l'autre</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les poèmes</category>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 17:10:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;J'aurai ta peau&lt;br /&gt; et j'en ferai un sac&lt;br /&gt; pour y cacher tes os&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; j'aurai tes os&lt;br /&gt; et j'en ferai un bac&lt;br /&gt; pour emporter tes cendres&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; j'aurai tes cendres&lt;br /&gt; et j'en ferai un vrac&lt;br /&gt; pour y enfouir ton âme&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; j'aurai ton âme&lt;br /&gt; et j'en ferai un lac&lt;br /&gt; pour y noyer mes larmes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En écho à : &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;mercedes&quot; href=&quot;http://mercedes.hautetfort.com/archive/2009/11/20/f9063dcdbf49960089393683bb8f6efe.html&quot;&gt;Tu veux ma peau&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;mercedes&quot; href=&quot;ttp://mercedes.hautetfort.com/archive/2009/11/20/f9063dcdbf49960089393683bb8f6efe.html&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le vrai débat</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les perles et diamants</category>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 14:05:52 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Le Nouveau Petit Robert&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;« &lt;b&gt;République :&lt;/b&gt; Forme de gouvernement où le pouvoir et la puissance ne sont pas détenus par un seul, et dans lequel la charge de chef de l'Etat n'est pas héréditaire. »&lt;/p&gt;
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<title>Ombres portées</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les arts</category>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 13:43:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://meshistoires.hautetfort.com/media/00/01/1590006060.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://meshistoires.hautetfort.com/media/00/01/39734794.jpg&quot; id=&quot;media-2108706&quot; alt=&quot;image001.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2108706&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Avec des détritus ramassés dans les rues de Londres, Tim Noble et Sue Webster sculptent des masses hétéroclites dont la forme projette des ombres réalistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>L'arbre qui cache la forêt</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/11/13/1.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les actualités</category>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 13:40:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Lorsque Eric Raoult déclare que les lauréats du Prix Goncourt devraient être tenus à un droit de réserve, il ne s'en prend pas à Marie NDiaye.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, il ne peut ignorer que les propos anti-Sarkozystes tenus par Marie NDiaye datent de plusieurs mois. Ils ont été énoncés à un moment où personne et certainement pas l'auteure ne pensait qu'elle allait remporter le Goncourt.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eric Raoult vise donc les membres du jury du Goncourt, et ceux-ci l'ont bien compris, qui ont aussitôt réagi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« C'est ridicule », déclare Bernard Pivot, « Il confond avec le prix Miss France », rétorque Patrick Rambaud.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais au-delà du jury du Goncourt, ce sont toutes les manifestations culturelles médiatiques dont la tête vient d'être mise à prix : César, Molière, Cannes, etc...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Membres de tout jury, Eric Raoult vous ordonne de vous autocensurer — au nom de l'identité française, sans doute. Quelle que soit la qualité de leurs œuvres, n'allez pas décerner un prix à des artistes suspectés d'être irrévérencieux à l'égard de p'tit Nicolas II.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les propos de Raoult sont effectivement ridicules, mais s'il était ministre de la Culture et de la Pensée lénifiante, ils feraient peur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant à Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture actuel, il a perdu une bonne occasion de se faire entendre. Très courageux, l'homme a préféré adopter un profil bas. Sans doute a-t-il enfin compris quelles sont les qualités d'un bon ministre selon Sarkozy.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;France, tu es en train de perdre ton F.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Mondialité</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les perles et diamants</category>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 00:59:04 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Edouard Glissant&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;« Je peux changer en échangeant avec l'autre sans pour autant me perdre ou me dénaturer »&lt;/p&gt;
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<title>Avis aux cinéphiles</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les arts</category>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 10:34:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;J'ai découvert il y a peu l'univers baroque du réalisateur Eugène Green, à travers deux de ses films : « Le Pont des Arts » et « Le Monde vivant ». Un régal. « La Religieuse portugaise » sort en salles aujourd'hui. J'irai le voir les yeux fermés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Monsieur Eric Besson</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les actualités</category>
<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 14:49:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Je me demande si vous ne seriez pas mieux inspiré de nous recommander la lecture des &lt;i&gt;Carnets du major Thompson,&lt;/i&gt; nous ririons tous ensemble à l'humour désuet de notre ancien compatriote Daninos - d'un rire à vous ressouder une nation dont les élus ne savent plus par quel bout se pendre les uns les autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand vous dites « débattons », n'est-ce pas une façon de nous donner « des bâtons » pour mieux nous policer, dans cette chasse à l'identité nationale, comme un Guignol sans cesse poursuivi par les gendarmes ? Ce n'est pas parce que vous êtes un Besson que nous sommes imbéciles, monsieur le ministre. Vos ficelles sont bien grosses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il serait temps d'en finir avec le mythe de l'identité française, qui n'est qu'un attrape-nigaud à l'usage des politiques en quête de voix. En dehors de ces calculs électoraux pervers, vouloir établir l'identité française est absurde et dangereux. C'est forcément enclencher un principe d'exclusion qui flatte certains électeurs dans le sens nauséabond du poil, au nom d'un idéal qui n'est qu'idéologique et ne correspond à rien dans les faits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A elle seule, ma famille compte des ascendances créoles martiniquaises, espagnoles, étasuniennes, suisses et belges. Certains membres sont de souche, d'autres naturalisés, parfois possesseurs d'une double nationalité acquise par mariage ou naissance. La couleur de nos ancêtres forme dans les plis du vent un drapeau noir, blanc, rouge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'identité française est-elle composée de la somme de toutes ces parties ? Autant dire face à un tableau impressionniste qu'en mélangeant les couleurs qui la composent, on obtiendra une image idéale représentative du peuple français. Vous imaginez à quoi ressemblerait un Monet dont on aurait fondu les couleurs en une bouillie infâme ? La réponse est dans la question. Au contraire, la richesse du paysage impressionniste vient de la multiplication des touches individuelles qui se touchent et jouent dans la lumière et l'œil du spectateur un spectacle sans cesse différent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Vie est mouvement, la France n'y échappe pas, dans son histoire, sa géographie, sa culture, rien n'est jamais définitif et heureusement, parce que les sciences nous ont appris que tout ce qui se fige est déjà mort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puisque je parle d'histoire, pouvez-vous me dire quel passé commun ont un enfant des Antilles, un Rebeu, un Breton, un Corse ou un Parisien ? J'ai le sentiment que bien plus de choses les séparent qu'elles ne les rapprochent. Mais si hier les divise, aujourd'hui peut les réunir. Lisez ou relisez Edouard Glissant, monsieur le ministre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au lieu de nous chercher une identité commune artificielle sous prétexte que nous vivons sous le même régime et devons obéir aux mêmes lois, au lieu de vouloir nous faire rentrer dans le rang en nous faisant chanter qu'« un sang impur abreuve nos sillons », qui est selon vous « un cri de liberté », vous feriez mieux de mettre en valeur nos différences et d'œuvrer avec le gouvernement dont vous faites partie pour que des passerelles se construisent et s'empruntent de plus en plus, y compris et particulièrement quand il s'agit d'exilés afghans ou de tous ces réfugiés qui fuient la guerre, la misère et autre forme d'inhumanité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous ne le faites pas par idéalisme, faites-le par réalisme, car vous savez bien qu'à moyen terme la survie d'une Europe à la population vieillissante passera par le brassage des cultures et un accueil bien plus large et bienveillant fait aux immigrés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Laissez tomber l'habit de la médiocrité, monsieur Eric Besson ; il vous prête une silhouette très peu dans l'esprit français.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Amours délétères</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/10/30/regionales.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les actualités</category>
<category>Les courts</category>
<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 12:33:50 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;pour nous baiser aux régionales&lt;br /&gt; le sceptre a convoqué le spectre&lt;br /&gt; de l'hydre entité nationale&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Copyleft</title>
<link>http://meshistoires.hautetfort.com/archive/2009/10/25/201c3e6b1304d02edec4251655a4deae.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Théo)</author>
<category>Les arts</category>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 15:11:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Je vous invite à lire un article en cliquant &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://cinema.blog.lemonde.fr/2009/10/22/sita-sings-the-blues-programme-au-moma-gratuit-sur-internet/#xtor=RSS-3208&quot;&gt;ici.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis à visionner gratuitement &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.archive.org/details/Sita_Sings_the_Blues&quot;&gt;Sita sings the Blues&lt;/a&gt;, film d'animation de Nina Paley.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Théo&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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